Carnet de voyage
Chili-Argentine
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Date
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Photos les plus significatives
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Carnet de voyage
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| 08/03/05 Mardi | Santiago - Mendoza |
Nous nous couchons à 4 heures du matin dans une petite auberge qui semble sympathique mais à cette heure et apres quelques heures de vol nous n avons pas trop ou plus le regard critique. Bonne nuit. Il est 8 heures et j phy se lève pour payer l'hôtel (le gérant nous l'avait demandé à notre arrivée mais nous n' avions pas d' argent chilien sur nous (tout étant fermé à notre arrivée à l'aéroport). Notre hotel ressemble plus à une citée universitaire qu'à un hôtel, en fait c'est une "hospidaje" et de nombreux étudiants de différents pays y séjournent lors de leurs échanges universitaires. Après une visite à l'office du tourisme proche de la place "des armas", vue l'ambiance nous décidons de partir rapidement de cette grande ville. Nous déposons nos sacs à la consigne de la gare, achetons les billets (8h de voyage prévu). A midi nous mangeons dans un fast food spécial poulet sur la piétonne. Le ventre bien rempli, nous décidons de prendre de la hauteur et partons en ballade pour le parc de Santa Lucia pour voir la ville d'en haut. Puis une petite collation place "des armas". Cette place est occupée par de nombreux peintres et des stands sont mis à leurs dispositions par la municipalité pour qu'ils puissent exposer et exercer leur art (plutôt sympa comme idée). A la tombée du jour, des prêcheurs en tout genre apparaissent aux 4 coins de la place, beaucoup de personnes participent à ces messes improvisées. Nous décidons de changer 300.000 pesos d'un coup afin d'éviter les frais de change. Nous prenons le métro pour rejoindre le terminal terrestre, départ vers Mendoza (Argentine) à 22h 30. Les personnes et les têtes qui bondent les wagons, semblent identiques à celles de Paris, comme si les métros des capitales développaient chez les gens des capacités à être taciturnes et renfermés. Une fois que nous sommes bien endormis, vers 2h du matin tout le bus est reveillé et entièrement vidé pour passer la frontière. Chaque sac est contrôlé. Une heure d'attente dans le froid. On s'en rappelera de cette frontière... |
| 09/03/05 mercredi | Mendoza | Arrivée à Mendoza vers 6h, les enfants dorment sur le quai, je pars vers 7 heures chercher un hôtel car les téléphones ne fonctionnent pas et l'office du tourisme n'ouvre qu'à 9 h. C'est donc dans une ville entièrement endormie que je pars à la quête d'une chambre. Au bout de 45 mn, je trouve l'hôtel "del sol" dans une rue commerçante, après un petit déjeuner à la gare, les enfants finissent leur nuit à l'hôtel et nous préparons la suite du voyage en visitant la ville. Nous prenons un café sur une rue piétonne très sympa. Repas à Mac Do (les glaces sont bonnes), et recherche sur possibilité d'aller jusqu'à la péninsule Valdes en avion. Les prix sont trop élevés, et il n'y a rien à voir durant cette période de l'année, nous changeons donc de destination, ce sera El Calafate et les glaciers du Perito Moreno, la Patagonie s'ouvre devant nous. Ballade dans la ville, spectacle de rue et repas dans la piétonne. Nous sommes tous fatigués et dès notre retour à l'hôtel nous tombons tous, trés vite, dans les bras de Morphé. |
| 10/03/05 jeudi |
Mendoza - Barilolche, (20 h de Bus) |
Levé avec le bruit des voitures, les enfants travaillent sur la terrasse jusqu'à 14 h. Repas en terrasse, le temps est printanier, on se croierait à Aix en provence sur le cours Mirabeau, ballade, achat des billets de bus, l'avion coûte vraiment trop cher et il y a des tarif spéciaux pour les touristes (mais non on est pas pris pour des c...), départ de Mendoza, vers 20 h, dans un bus de deux étages, super confortable, nous dormons bien, repas du soir très moyen, petit déj aussi. Une petite halte à 6 h à Neuquem, nous permet de nous restaurer avec quelques beignets, nous faisons la connaissance d'un français Philippe et de sa copine d'un soir Hella, danoise de son état, qui ne parle ni français ni espagnole, trois toulousains montent aussi et se retrouvent autour de nous, nous rigolons bien pendant le reste du voyage et tentons d'associer la danoise qui tente de comprendre l'humour parfois un peu lourd de certains français (tout ça en anglais). Arrivé vers 16h nous laissons tout ce beau monde et prenons un taxi direction "l'hosteria Sur" en face de la cathédrale à deux pas du lac et du centre. Recherche de voiture de location Gol, Polo, ou 4x4 budget???…. Nous décidons de rester un jour de plus afin de bien préparer la suite. Cette ville est très sympa et ressemble à une station de ski. |
| 11/03/05 Vendredi | Bariloche | Visite de la ville et balade au bord du lac, boulot pour les garçons, patinoire et bonne partie de rigolade avec quelques bleus en plus. Pizza dans un resto de pirate. |
| 12/03/05 Samedi |
location voiture (VW polo) départ pour Esquel (300km) en Polo (la vie est belle comme une polo … qui m'emmènera au bout du monde… Ridan). Boulot garçon 2 h, |
2500 Pesos en " effectivo " pour 14 jours. Départ de Bariloche à 12 h après avoir fait quelques courses, marcher baba cool de El Bolson, Paysage désertique de toundra et de petits arbustes à perte de vue. Ici les panneaux ne sont pas nombreux et nous nous plantons plusieurs fois en empruntant des pistes mais nous nous retrouvons toujours sur la bonne route... Les distances semblent gigantesques et à par un Ranchero sur son cheval au milieu de nulle part nous ne croisons que quelques voitures et un groupe de motard en Transalp et Afica Twin qui nous donnent envies. Arrivée à Esquel 18h (295 km), pendant que les garçons regardent Matrix nous nous baladons dans cette ville quadrillée à l'américaine sans aucun charme, et buvons un café dans l'un des seuls bars sympas du coin. Il y a des distributeurs, (des murs magiques) mais comme nous avons trop retiré pour la location de la voiture, on est obligé d'attendre. On verra lundi. Nous nous faisons à manger, c'est la première fois depuis plus d'un mois et ça fait du bien de se retrouver en famille autour d'une table "comme à la maison". |
| 13/03/05 Dimanche | Esquel | Levé vers 10h, petit dej avec barre de chocolat, c'est la spécialité locale, une bonne recette à retenir. Rigolades et Boulots jusqu'à 15h avec pic nique à la maison. Balade dans les hauts d'Esquel le temps est beau et les paysages fantastiques, les couleurs changent continuellement avec l'ombre des nuages. Nous nous donnons des surnoms. Retour à la " Cabanas Viejo " de Esquel (100 pesos/p) et boulot plus début de récitation " le petit prince ", coucher vers 11h. |
| 14/03/05 Lundi | Esquel (argentine) - Puerto Cisnes(Chili) 300 km de piste. | C'est parti pour environ 700 km jusqu'à Périto Moreno en passant par le Chili, casse croûte, plein d'essence (il y a peu de station dans le coin et des qu'il y en une d'ouverte il faut compléter le niveau car la suivante sera peut être fermée), pneu et niveau et c'est parti pour 700 km de piste, nous n'en ferons même pas la moitié. Nous passons la frontière à Futaleufu à 11h, nous n'avons fait que 60 km en presque 2h, il fait beau pour l'instant et les paysages sont toujours aussi grandioses. Nous faisons le plein à la Junta, et buvons un café dans un bar digne d'un film d'hitchcok. Il pleut depuis la frontière et cela ne semble pas s'arranger. Il est 14h45 et seulement 150 km nous sépare de notre point de départ. Karine prend le volant et slalom elle aussi entre les nids de poules et les pierres. Après Puyuhuani jolie petite bourgade au bord d'un fiord, nous traversons une rivière à gai et passons de justesse alors que la rivière est en train de grignoter la piste, la DDE du coin fermera la route après nous. A presque 100 km de la alors que nous traversons des régions dignes du seigneur des anneaux, avec la brume, la pluie et les montagnes parsemées de gigantesques cascades, une voiture, la première depuis 1h nous dit que la route vers Coihaique est fermée, un éboulis c'est produit et depuis deux jours on ne passe plus, nous avons le choix, soit demi tour pour 150 km soit 30 km vers Puerto Cisnes en espérant que la route sera ouverte demain. Nous arrivons dans un petit port ou les quelques " cabanas " et chambre d'hôtel ont été prises d'assaut par les personnes qui, comme nous, attende l'ouverture éventuelle de la route vers le sud. Nous trouvons finalement un " cabanas " chauffée au bois pour 20.000 soles/4p. Quelques courses, un repas devant un feu de bois, puis nous allons nous coucher. La pluie continue de tomber, il parait que c'est comme cela depuis 15 jours. Nous verrons si demain le passage sera dégagé. Nous n'avons fait que 300 km… |
| 15/03/05 Mardi | Puerto Cisnes(Chili)-Coihaique-puerto Ibañez. 600 km | Levé vers 8h petit déjeuner dans la Cabanas chauffé au bois, puis c'est boulot jusqu'à 11h 30, Quentin : exos sur le présent du subjonctif et Hadrien avec le bourgeois gentilhomme et la prose de M. Jourdain qui a du mal rentrer… Les carabineros nous indique que la route est ouverte mais qu'il vaudrait mieux un 4x4, nous tentons le coup avec notre Polo. Il pleut et le temps ne semble pas vouloir se découvrir. Une monté se présente à nous, la boue déborde de partout et avec notre voiture nous risquons de rester bloqué en plein milieu. La route est en travaux, un 4x4 de chantier nous double et nous attend en haut de la côte pour nous aider au cas ou… Et 1 et 2 et 3 nous voilà lancé à fond, la boue gicle de partout ! Le châssis tape sur les cailloux, mais nous passons de justesse. Nous sortons finalement de ce passage difficile, le temps se dégage un peu et la route est de plus en plus praticable. Au bout de 2h et seulement une centaine de km effectuées, Karine me relais au commande du bolide, et bonne surprise au bout d'une demi heure la piste se transforme en route asphalté (j'aurai du lui donner le volant avant…). Nous roulons jusqu'à Coihaique en préférant un détour de 10 km sur du bitume que la piste. Nous nous attardons un peu dans cette ville, un chocolat chaud, change de travelers 150usd(86.000,00soles1usd 556 soles). Nous en profitons pour nous renseigner auprès des carabinieros pour la traverser du lac en ferry entre Puerto Ibañez et Chile Chico et la limite de fermeture de la frontière. Il n'y a qu'un ferry tout les deux jours et celui que nous souhaitons prendre est plein. Nous ne ferons donc pas la traversée en bateau (2h). Comme quand c'est rop facile ce n'est pas rigolo, je préfère perdre la carte routière… Il est 17h 30 quand nous quittons cette ville, le soleil c'est levé et les paysages sont magnifiques (cf Photos)… Les rayons du soleil jouent avec les nuages et peignent des toiles multicolores que les arcs en ciel viennent embellir et éclairer de leurs couleurs chatoyantes (j'espère que l'ambiance est bien posée, car ici c'est une véritable féerie). Un nouvel embranchement qu'on a faillit rater et c'est les dernier 25km à presque 80km/h au compteur sur une piste pratiquement impeccable. A cette vitesse la voiture se conduit comme un bateau et c'est en douceur que les virages se prennent, ne jamais toucher la pédale de frein, et ne pas hésiter à mettre le pied au planché dans les courbes, en espérant qu'il n'y ait personne en face… (Puisque je vous écrit, il n'y avait personne). Des énormes courbes bitumé descendent vers puerto Ibanez, et c'est de nuit que nous trouvons notre Cabanas (30.000 soles, pour tous les quatre). Nous avons fait presque 600km et après un bon feu de cheminé, et une bonne purée et quelque chorizo, nous allons nous coucher. |
| 16/03/05 Mercredi | Puerto Ibañez - Traversé largo cerreta jusqu'à Chile Chico- Perito Moreno puis Bajo caracoles (au milieu de nulle part). Je me lève un peu avant les autres et tente de trouver à pied, (le portail des cabanas était fermé), de quoi faire un petit dej… rien a faire tous est fermé… je retourne à la cabanas et assiste à la rentrée des classes… Le temps est magnifique est les enfants joue dehors pendant que Karine continue " le grand Meaulne ". A 9h15, le propriétaire vient nous dire que si l'on souhaite prendre le bateau, c'est possible mais il faut voir directement avec le capitaine sur le quai. Le bateau part à 10h ce qui nous laisse peut de temps pour boucler les valises et nous rendre sur place. L'embarquement à commencer, nous devons attendre une place éventuelle. Avant le semi remorque qui se mettra au centre, c'est bon il reste une petite place pour la grandeur d'une Polo. On me demande de garer la voiture dans un mouchoir de poche, (voir le photo) j'ai 10cm devant et 10 cm derrière et sous les conseils du " placeur de voiture " et de multiples braquages, je réussit à garer ma Polo. Nous n'avons toujours pas déjeuné et un peu de café manque. On regrette le Pérou où il y a toujours quelqu'un pour vous proposer quelque chose. Au bout de 2h30 de traversée, nous arrivons à Chile Chico, petite bourgade tout aussi impersonnelle et quadrillée que les autres. Nous trouvons rapidement un resto, il n'y en a qu'un et après un bon steak frites, nous nous élançons vers l'Argentine. 5 km de piste en ligne droite et voila la douane chilienne. Puis de nouveau la même ligne droite et la douane argentine. La ville frontiere de Los Antiguos semble plus sympathique et moins glauque que sa jumelle chilienne, de plus la route est bitumée. Direction la ville de Périto moréno sur la fameuse " routa 40 " qui descend dans le grand sud. Les ligne droites succèdent aux lignes droites qui longent le lac, nous battons un record de vitesse 175km/h au compteur… Nous engloutissons les kilomètres et arrivons vers 17h a destination. Les paysages sont désertiques et magnifiques, mais je crois que je l'ai déjà dit. Une visite à l'office du tourisme, le plein d'essence, un tour au supermarché et c'est parti pour 120 km de piste à travers les étendues désertiques de patagonie. Sur ces 120 km nous ne croiserons que deux voitures et un camion, par contre nous pourrons admirer de nombreux troupeaux de chevaux et de lamas sauvages et qui s'enfuient à notre passage. Nous établissons à 90km/h notre nouveau record de vitesse sur piste. 1h 30 après avoir quitté Perito Moreno nous arrivons au milieu de nulle part, deux hôtels, un camping, 3 maisons, même pas de rue principale ni de place de armas, nous choisissons un hôtel à 25 pesos/p avec salle de bains commune, mais comme nous sommes tout seuls, nous en serons les seuls utilisateurs. Le gérant de l'hôtel n'est pas très sympa une vraie porte de prison à notre arrivée et la serveuse semble avoir oubliée de sourire il y a bien longtemps. Ça sent l'arnaque à plein nez… On nous propose un menu à 25 pesos et voyant notre étonnement, le patron nous propose de n'en prendre que deux comme s'il s'était rendu compte de l'énormité du prix… sans commentaire. Comme il est 20h que la prochaine âme qui vive est à plus de 120 bornes on peut dire que l'on ait pas vraiment le choix. | |
| 17/03/05 Jeudi | Bajo caracoles (au milieu de nulle part)-El Calafate | Record battu, 120 km/h sur piste avec une Polo… En voyant la tête de Karine alors que j'écris ces quelques mots je me demande si je fais bien de pavoiser de la sorte… enfin… Nous sommes effectivement a el Calafate mais avec le pare choc arrière en moins et un arrêt à " Tres Largos " d'une heure pour riveter une plaque en fer sous la voiture… Reprenons la chronologie des faits. Levé 9h, nous n'avons pas le temps de finir le petit déjeuné que la " gentille " serveuse nous demande les clefs pour faire la chambre… Comme je souhaite repartir avec la totalité de mes affaires, je vide la chambre et charge la voiture avant de boire mon café. Je fais le plein d'essence (seul intérêt de ce trou) et c'est parti pour des centaines de kilomètres de piste et de désert patagonien. Il y a un peu plus de 500 km jusqu'à el Calafate, seuls les 35 derniers kms sont asphaltés. La piste est bonne et je fais maintenant une moyenne de 100km/h, les garçons m'encouragent à battre mes records… et Karine, quant à elle désapprouve, non verbalement pour l'instant, ma conduite. Après presque 2h, nous doublons notre premier 4x4, la piste commence à se détériorer. Le vrai problème est de choisir entre les 3 traces qui s'offrent à nous, il faut donc choisir et vous savez que les choix sont difficiles, chacun y va de son avis, " Je pense que c'est mieux à droite. Non c'est à gauche ! Mais je te dis que c'est mieux au milieu ! Tu vas trop vite ! ". On entend de temps à autre des pierres qui rebondissent sous le châssis mais pour l'instant rien de grave et l'ambiance est lègère. Un arrêt pipi et c'est reparti. Au bout donc de presque 2 h et ayant un peu trop confiance en moi et en mon véhicule, je choisis une trace avec un terre plein central un peu haut. A 110 km/h cela ne pardonne pas, les cailloux et autres galets font un vacarme assourdissant sous la voiture. La communication devient alors beaucoup plus explicite et certains noms d'oiseau succèdent aux remarques suivantes "Tu vas trop vite !!", " Pourquoi tu ne freines pas ?? ", " Ce n'est pas un 4x4 que tu as !! " " T'es pas sur le Paris/Dakar !!" La plénitude et la sérénité envahissent le coque pite de notre "Polo Paris/Dakar". J'en endosse l'entière responsabilité de la dégradation de l'atmosphère, je me voyais déjà au volant de ma Toyota Land Cruiser avec des autocollants partout, j'avais juste oublié que le pare choc est à 35 cm du sol… Quand nous nous arrêtons, 30 km plus loin, à cause d'une odeur suspecte, nous découvrons alors une Polo sans pare choc arrière… (Ce n'est vraiment pas très esthétique). Et en plus cela risque de nous coûter chers, mais chaque chose en son temps. Le bolide nouvellement relooké change donc de pilote et reprend une vitesse plus appropriée à ses possibilités… Nous mangeons un sandwich et buvons un café vers 14 h (largo Ciergo) puis avant de partir, je regarde sous la voiture et vois que les tuyaux de frein et d'alimentation d'essence ne sont plus protégés, tout a été arraché lors du délire de vitesse du pilote mâle… Avec le nombre de pierres et l'état de la piste, nous avons eu de la chance que les tuyaux ne soient pas encore percés (mais ça nous n'en manquons pas). 100 km plus loin, une station avec le seul mécano dans un rayon de 300 km. Nous sommes à " tres Largos " et notre sauveur nous fixe une plaque pour protéger les tuyaux qui sont toujours entier grâce à une conduite plus souple et plus appropriée du nouveau conducteur (terme plus adéquat pour ce type de voyage et de véhicule). Nous faisons les derniers 160 km en 2h30 environs et choisissons une petite Cabanas (de la Isla Solitaria) au bord du Lorgo Agentina, avec vu sur les glaciers dans le lointain. (150 pesos/j) |
| 18/03/05 Vendredi | El Calafate | Levé vers 10h, nous avons pris le rythme espagnol, couché tard levé tard. Petit tour dans el Calafate, repas et préparation de la visite des glaciers. Nous réservons les billets pour la balade en bateau auprès d'une agence dont la vendeuse est née à Lyon dans la même clinique que moi… Le hasard a encore frappé. Nous payons 175 Pesos/p. Repas puis dodo car demain nous devons nous lever tôt. |
| 19/03/05 Samedi | El Calafate 3 glaciers (Upsala Spegazzi et onelli ) Bateau | Après un rapide petit déjeuné, nous sautons dans la voiture pour faire les 40km qui nous sépare du port. La route est bitumée et nous arrivons rapidement. Seules quelques voitures sont garées devant les quais. Je prends les billets d'entrée au parc (30 p/p les enfants de - de 15 ans ne payent pas) et en me retournant, alors que tout était calme à notre arrivée, trois bus à deux étages me font face, la tranquillité est finie, on est bien dans un site touristique... Nous embarquons dans " Le Serac " l'un des deux énormes catamarans d'une capacité de 300 personnes. Nous naviguons donc durant deux heures sur le " largo Argentino " sans voir de glacier, les paysages restent néanmoins magnifiques. A l'extérieur le froid est vif mais le temps est beau, nous ne restons pas très longtemps sur le pont supérieur balayé par des rafales glacées (Karine est au ange…). Nous nous réchauffons de temps à autre avec un café ou un chocolat bien chaud. Nous arrivons devant le glacier Spegassi le bateau ralenti et le spectacle est grandiose, le bateau se déplace très lentement et nous pouvons contempler cette cathédrale de glace. Après une bonne demi heure de photo nous partons pour le glacier Upsala, elles ne seront que le pâle reflet de l'ambiance et de la beauté des lieux. Nous traversons de vastes étendues jalonnées d'icebergs d'un bleu profond. Les vents et les courants ont ciselé ces énormes blocs de glace tels de minutieux sculpteurs réalisant leur chef d'œuvre. C'est une véritable féerie, et nous oublions vite les touristes qui nous entourent et les difficultés de la piste qui nous a emmené jusque là, tant la paysage est grandiose (bon J-Phy c'est bon on a compris). Nous poursuivons notre route vers le glacier Onelli que nous verrons après avoir débarqué. Nous engloutissons littéralement notre pique nique, (en effet, il est 15h et nous n'avons toujours pas mangé) devant un lac repli de petits icebergs bleutés, l'eau est blanchâtre et la beauté du paysage nous enchante (oui on a compris). Nous devons quitter les lieux et embarquons à 17h pour rejoindre le port. Nous laissons derrière nous toute cette nature sauvage et très bien préservée par des argentins très soucieux de l'environnement. Nous rejoignons El Calafate encore tout rempli de ces images splendides. Avant de nous coucher, nous visionnerons les photos pour graver dans nos mémoires ces paysages inoubliablent. |
| 20/03/05 dimanche | El Calafate cheval | |
| 21/03/05 Lundi | El Calafate boulot + Shrek El | |
| 22/03/05 Mardi | Calafate boulot + balade a pied en ville+pearl harbor | |
| 23/03/05 Mercredi | El Calafate - Balade en voiture glacier Périto Moréno + Seigneur des anneaux 1 | |
| 24/03/05 Jeudi | El Calafate - achat cadeaux et blousons | |
| 25/03/05 Vendredi | El Calafate à pied sur glaciers Périto moréno - | |
| 26/03/05 Samedi | El Calafate leve tard boulot | |
| 27/03/05 Dimanche | El Calafate Boulot balade plage, | |
| 28/03/05 Lundi | El Calafate - San Julian 382 km dont 176km de piste au lieu de 540 km en passant par Rio Gallegos | El Calafate c'est fini… Après 11 jours passés dans ces paysages magnifiques et splendides au milieu des glaciers, des horizons infinis et des routes sans fin, nous remettons cap au nord, mais nous passerons par la côte atlantique. En effet, bien que la distance soit plus grande pour rejoindre Bariloche, la route est entièrement bitumée, sauf un raccourci… de 186 km en piste (carretera ripia) à 40 km d'El Calafate. A 10 h le cri de guerre retenti " Ready, Happy…, Go ". Les pneus gonflés, le plein fait, les ventres bien remplis, nous abordons les premiers km de piste. Je suis au commande de notre petite Polo, la piste est en très mauvaise état et je ne dépasse pas le 80km/h (je vous rassure, je n'avais pas l'intention d'aller plus vite…). Au bout d'une heure trente de trajet et de jimcana entre les pierres et les monticules de terre accumulés, au milieu de vraiment nulle part, (depuis que l'on est parti nous n'avions croisé personne et nous n'avions rencontré que quelques panneaux indiquant de lointaines haciendas). Donc au milieu de nulle part, disais-je, nous apercevons dans le lointain une forme bizarre…, cela ressemble a un bateau oui vous avez bien lu un bateau (le premier océan est a plus de 400 km et nous sommes à plus de " mille milles de toute terre habitée " mais il nous semble apercevoir un énorme " Ferry " sur le haut de la montagne. Nous poursuivons notre route vers cet O.T.N.I. (Objet Terrestre Non Identifier, original pour un bateau) et découvrons un énorme ferry de plus de 50 m de long, 30 m de hauteur et autant de largeur, au milieu de la piste. Il se déplace sur un tapis de roues, des ouvriers et deux camions l'entourent. Nous n'en croyons pas nos yeux, un ferry tous neuf au milieu d'un désert… Où va-t-il ? Pourquoi est-il là ? Les hypothèses seront nombreuses, mais le mystère restera entier. Notre moyenne est faible : moins de 40 km/k puisqu'à 13h nous n'avons fait que 60 km. Nous poursuivons notre route en multipliant les hypothèses, nous avons un peu oublié la route et nous nous préparions a déguster de bons sandwichs préparés avec amour et un peu de mayonnaise par Karine quand… une pierre plus grosse que les autres vient heurter la roue arrière gauche et éclate la gente, notre première crevaison en 2000 km de piste. J'avoue quelle tombe assez mal, mais une crevaison ne tombe jamais vraiment bien. Je coupe le moteur à " mille milles de toutes terres habitées ". Tout le monde sort de la voiture pour constater l'ampleur des dégâts : Hadrien et Quentin tentent de retrouver l'enjoliveur, pendant que Karine coure dans tous les sens pour essayer de se réchauffer, nous sommes tous transis par le vent glacial qui souffle sur ces étendues désertiques. Un quart d'heure plus tard, nous repartons. Après quelques km, je m'aperçois rapidement que la roue de secours est insuffisamment gonflée. Je m'arrête… " Tempête sous un crâne ". Réfléchissons un peu à la situation, nous sommes des animaux doués de raison, non ?… alors essayons de l'utiliser… et pour pimenter un peu le récit, je vais maintenant vous poser un petit problème… le même que celui que nous nous sommes posé ce jour à 13 h au milieu de nulle part. La question est simple voir simpliste : faut-il continuer ou faire demi tour ??? Jouez le jeu… Et faites comme si vous y étiez. Voici les données de la situation. La piste n'est pas meilleure, la roue de secours n'est pas suffisamment gonflée (toujours vérifier les roues de secours des voitures de location), il nous reste 120 km à faire, nous avons fait 60 km en presque 3 heures, nous n'avons croisé qu'un Ferry… depuis notre départ (il est claire que cette piste n'est pas très utilisée), nous sommes le lundi de pâque. Voilà la tableau est posé à vous de répondre… et sans tricher, s'il vous plaît… Pour faire durer le suspens, tentons d'analyser les choix possibles : Si, je dis bien si, nous faisions demi tour… …et que nous refaisions les 60 km sans crever de nouveau, nous n'aurions perdu qu'une journée, (retour à el Calafate pour faire réparer la roue, dormir et repartir le lendemain). Si, au contraire nous décidions de continuer… …et faisions les 120 km restant sans crever à une allure modérer, nous mettrions environs 4 ou 5 heures, nous arriverions vers 18, 19h à San Julian, nous n'aurions alors perdu que 2 ou 3 heures. Première conclusion, si nous sommes certains de ne pas crever, il semble évident qu'il faut continuer. (Mais nous n'avons aucunes certitude… c'est bien là le problème…). Maintenant, si, nous nous plaçons dans la pire des possibilités et crevions que ce soit dans un sens ou dans l'autre : nous serions bien dans la panade (pour rester poli) car le station la plus proche est, soit à El Calafate à 120 km, soit à San Julian à 180 km. Deuxième conclusion : si on crève, cela devient très problématique, que ce soit dans un sens ou dans l'autre… On risque de dormir sur place ou de faire du stop à 4 avec 4 sacs de voyage plus 4 sacs à dos… Je vous laisse imaginer le tableau. Alors qu'auriez-vous décidé vous ?… A une dernière chose avant de nous donner " notre " choix, comme je vous l'ai déjà dit : "Quand c'est trop facile, ce n'est pas rigolo… ". Alors… Et bien, nous avons continué, oui, à un rythme moins effréné certes, mais nous sommes arrivés à bon port et sans encombre. A titre d'info, nous n'avons croisé durant notre trajet, qu'une seule voiture… Il suffisait donc, de ne pas crever une nouvelle fois… Mais c'est toujours facile, à posteriori, de dire que l'on a fait le bon choix. Car si nous avions fait demi tour et n'avions pas crevé… ou si nous avions crevé et avions passé la nuit dans la voiture… Nous aurions évidement trouvé de très bonne raisons d'avoir fait ces choix, et les justifierions mordicus en prétendant qu'il n'y en avait pas d'autres possibles… n'est-ce pas… on justifie toujours ses choix, à posteriori, sinon ce serait intenable, invivable de vivre en étant certain de s'être trompé. Et puis a-t-on vraiment le choix, une fois qu'une décision est prise ??… Peut-on revenir en arrière pour choisir l'autre alternative comme s'il ne c'était rien passé ??… |
| 29/03/05 Mardi | San Julian - Comoro Valdavia 400 km, Phoques. | |
| 30/03/05 Mercredi | 30/03/05 Mercredi Comoro Valdavia - Sarmiento Forêt d'arbres pétrifiées. | |
| 31/03/05 Jeudi | Sarmiento - Esquel - Bariloché 700km | |
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01/04/05 Vendredi |
Bariloche | |
| 02/04/05 Samedi | Bariloche coiffeur jp | |
| 03/04/05 Dimanche | Bariloche | |
| 04/04/05 Lundi | Bariloche resto mexicain oubli sacoche de jean-phy | |
| 05/04/05 Mardi | Bariloche - Orsono (Chilie) - Santiago |
Bus Levé 6h pour un départ sous la pluie à 6h45. Le bus part à 7h 30 sous une pluie battante. Nous somnolons, plus ou moins puis c'est la frontière et le taureau clandestin entre les deux pays. La frontière de l'argentine est passée nous attaquons le col et la pluie se transforme en neige, oui vous avez bien lu en neige. Au détour d'un virage les jolis sapins verts laissent la place à des étendus blanches, la route est bientôt recouverte d'un épais manteau neigeux. Au détour d'un virage, malgré la prudence du chauffeur le bus fait un petit dérapage… dans un bus c'est assez impressionnant et c'est la première fois que j'ai ce genre de sensation dans un bus. La neige tombe maintenant à gros flocons, tout le monde est bien réveillé et fixe la route à travers le barre brise qui malgre les les essuie-glaces ce couvre peu a peu de neige, nous ne voyons plus de trace sur la route, la tension monte encore d'un crant … arriverons nous à destination ?? dans quel état ?? et notre correspondance de bus à Orsone, toutes ces questions se bousculent et un silence anxieux ampli le bus. Le col est passé, ouf et la descente sur la frontière chilienne est maintenant en vue. Santiago décollage à 23h 25 |
| 06/04/05 | 06/04/05 Mercredi Santiago décollage à 23h | |