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Photos les plus significatives
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Carnet de voyage
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| Départ en voiture pour l'étape la plus courte du voyage (merci Marie pour ta voiture) : le tour du pâté de maison, et oui notre première étape est d'environ 200 m vous avez bien lu..., 200 mètres et encore en passant par la boulangerie d'Etang Salé. La maison de Marie-Claude et Richard est donc notre premier point de chute, nous ajustons les sacs, choisissons nos affaires et peaufinons notre itinéraire, sans oublier les cours du CNED. Il reste encore mille choses à faire et à régler, mais comme dirait l'autre "Nous avons largement le temps..." Nous passons 3 jours, à faire des aller-retour, nous en profitons pour faire une petite fête avec les voisins. | |
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Nous sommes parties de la Réunion avec trois heures de retard et oui " quand c'est trop facile ce n'est pas rigolo " et Corsair nous avait préparé une surprise, donc au lieu de partir à 8h, nous décollons vers 10h 40 (heureusement qu'il n'y avait pas de correspondance). Merci à Jérôme qui dés le départ nous à fait vivre notre première " Aventure " avec une traversée de l'île en 4x4 entre La Saline et St Denis avec un réservoir vide… ou presque. De toute façon tout était prévu puisqu'il avait réussi à retarder l'avion. Enfin nous décollons… Une première sieste, puis une seconde et une troisième, ponctuées par " l'enquête Corse ", "Terminal" et "Arsène Lupin", comme d'habitude les mets les plus raffinés nous sont servis, et l'espace pour dormir et digne d'un 5 étoiles avec le siège de devant à 3 cm, et un dossier frôlant les 50 cm. C'est donc en pleine forme que nous arrivons à Paris. Après une lutte acharnée au tapis roulant contre les autres mammifères terriens, un slalom entre les gouttes et une recherche à la boussole de notre hôtel à Roissy, nous nous endormons dans un lit douillé, du sommeil du juste, la sensation du devoir accompli. |
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Prévu : Visite de Paris au programme. Réparation de l'ordinateur pour installer les jeux des garçons, le vieux campeur et Fnac pour les derniers achats. Nous nous préparions pour un petit déjeuner bien mérité, quand, grand dépaysement, une famille d'Etang Salé (Réunion) débarque dans la salle à manger. Nous sympathisons et compatissons à leur désespoir car ils devaient partir 3 semaines faire du bateau à Papeete mais c'était sans compter avec les " Américains " qui, au moment d'embarquer, n'ont pas voulu qu'ils partent car ils n'avaient pas de passeports électroniques, ils leur étaient donc impossible de rester en transit à l'escale d'une heure à Los Angeles. Ils tentaient donc de refaire leurs passeports et de sauver leurs vacances (Merci BUSH). Moralité : éviter les USA et avoir un passeport électronique, deux conditions que nous remplissons OOUUFF !!!. Nous prenons le RER ensemble pour rejoindre Paris et attendons une heure en bout de quai car " un individu s'est couché sur la voie ". Nous arrivons enfin à St Michel et les quittons alors qu'ils vont tenter de récupérer des passeports ou de négocier avec l'ambassade des USA. Nous ne savons pas s'ils sont partis, nous ne les avons pas vu à l'hôtel le soir,… Inch Allah. Achat de l'adaptateur électrique international au vieux campeur, et mauvaise nouvelle pour les garçons : c'est la carte vidéo qui n'est pas assez puissante donc impossible d'installer les jeux, finalement je suis plutôt satisfait de cette nouvelle. Ballade dans le quartier Latin, Hadrien dit que ces rues sont très étroites et tortueuses et que l'on se croirait au moyen âge, repas dans un resto grec (kebab), ballade dans la caverne d'Ali Baba de Gilbert Jeune où les garçons sont stupéfaits de voir que la librairie occupe tout un immeuble. C'est sous la contrainte et le délire du plus vieux mammifère du groupe que nous allons aux Champs Élysée, et que nous assistons à l'illumination de la tour Eiffel depuis la place du Trocadero. Magnifique, la congélation vallait vraiment le coup, la chance était comme d'habitude au rendez-vous car cette illumination n'a lieu que toutes les trois heures. C'est transi de froid que nous prenons le métro pour aller manger au " Quick " (et oui nul n'est parfait !!). Nous rentrons à notre hôtel, après une projection d'Harry Potter, l'extinction des feux a lieu vers 21h. Demain tout le monde devra être sur le pont dés 4h30 car une journée sans fin commencera, elle sera riche en rebondissement et commencera sur les chapeaux de roues. |
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Décollage prévu vers 7h45 de Roissy Terminal 2B. Nous nous levons vers 4h30 pour prendre la première navette qui part de l'hôtel à 5 h mais raté nous prendrons la suivante avec des Canadiens avec lesquels nous avons beaucoup ri car la navette faisait de nombreux tour dans Roissy et nous avions l'impression de tourner en rond. C'est dans le froid et la pluie que nous descendons et après un rapide coup d'œil sur les écrans de contrôle qui eux n'ont pas dormi, nous enregistrons nos bagages jusqu'à Caracas. C'est lors de la fin de l'enregistrement que le premier gros stress prend forme : " les clefs des valises sont restées sur la table de l'hôtel !!!" C'est moi qui les ai oubliées… Et oui nul n'est parfait. Il est donc 7h et nous prenons un petit déjeuner dans un petit bar du hall impersonnel du terminal B porte 29. Les regards hagards se croisent, l'aérogare se réveille lentement et le ballet des hôtesses se succédant aux comptoirs peut commencer. Leurs gestes sont automatisés, les tailleurs sont impeccables, et c'est dans une maîtrise totale d'elle-même, consciente de leur charme et de leur sensualité qu'elles enregistrent les derniers passagers, voyageurs indolents tentant de faire bonne figure. C'est dans la froideur de ce terminal que j'appelle l'hôtel pour qu'il me fasse parvenir les clefs par l'une des navettes, tout semble résolu, le seul hic est que la navette met environs 30 minutes pour faire le tour des hôtels et des terminaux, l'embarquement est à 7h30 dernière limite… Il est 7h, j'ai rendez-vous avec le chauffeur à 7h30 au hall D et oui, en plus, je me suis trompé de terminal, (quand c'est trop facile ce n'est pas rigolo)… Je décide d'attendre néanmoins jusqu'à la dernière limite dans le froid et la pluie, toujours pas de navette… J'abandonne, il est 7h30 quand je passe à toute jambe la douane pour la seconde fois, Karine est déjà de l'autre côté, l'avion a entièrement embarqué, tout le monde me cherche, c'est en courant que je passe tous les portiques, quand je m'assois enfin dans l'avion, il est 7h35, je n'ai pas les clefs et les regards de Karine ne peuvent décemment être décrits ici sans engendrer une nouvelle crise. A cause de mes délires, nous avons tout simplement failli ne pas partir. En effet l'équipage était en train de débarquer les bagages et heureusement que Karine a dit qu'elle ne partait pas sans moi car cela à permis de gagner un peu de temps. Nous voilà donc tous dans l'avion direction Puerto Ordaz, Via Londres et Caracas. C'est donc dans un climat de sérénité totale, d'allégresse et de décontraction que nous nous envolons pour Londres. Il est vrai que je l'ai bien cherché mais quand c'est trop facile…… Nous débarquons à Londres, un premier arrêt à la douane où Hadrien réussit à se débarrasser de ses ciseaux et de son compas pensant ainsi échapper à une partie de ses obligations scolaires. Nous arrivons nul part et partout, puisque nous sommes en zone internationale, c'est à dire plus en Angleterre et pas encore dans notre pays d'accueil. Ici tout le monde semble bien réveillé et les commerces sous douanes sont pleins d'humanoïdes qui s'afférent dans ses distributeurs de chimères matérielles, de drogues et dépendances en tout genre. Certains repartent avec leur cartouche, cible inconsciente de ces munitions d'une efficacité remarquable, effet lent, mais conséquence garantie. D'autres se chargent de liquides, de parfums, de vêtements, de matériels informatiques et autres exutoires : pièces essentielles à leur bien être. Nous embarquons vers 9H 30 pour un décollage qui se fera à 10h 05, les anglais partent à l'heure. Il fait beau sur Londres et la Tamise en contre jour est la dernière vision de l'Europe que nous verrons. Les trois mecs sombrent ensuite dans un coma profond, Karine se concentre sur son livre "Ensemble, c'est tout". Dans ce Boeing 777 où nous allons passer presque 10h nous avons chacun notre petite télé, le seul "hic" est que les progammes sont : soit en anglais soit en espagnole, le bain de langue commence et c'est en fait la sieste qui prend le dessus. Nous arrivons à 16 heure locale (21 h heure de Paris), les files d'attentes commencent, nous réussissons à passer la douane au bout d'une heure. La sortie pour changer de terminal est épique, des centaines de personne à la sortie (je n'ai jamais compris pourquoi les personnes qui attendent empêchent ceux qui arrivent de sortir). Nous tentons de nous faire un passage parmi cette marée humaine qui ne parle qu'espagnol et oui c'est normal nous sommes en Amérique du sud. Entre les deux aérogares une dizaine de proposition pour le change au noir, une quinzaine pour les taxis et les hôtels, rien que de très normal. Vue l'heure, il est maintenant 17h10, nous tentons de prendre l'avion qui part à 17h20, nous négocions un peu en espagnol (et oui cela ne fait que 18 ans que je n'ai pas pratiqué et les mots arrivent aisement) et beaucoup en anglais, mais là l'interpréte change et Karine réussit à nous faire enregistrer aprés avoir payée la taxe d'aéroport en dollars. Finalement un responsable arrive et nous annonce que ce n'est plus possible, nous devrons attendre le prochain décollage prévu à 20h (2 h du matin heure de Paris), c'était trop beau et trop facile. Au guichet, foisonnent des centaines de personnes dans un ordre et une organisation que je n'arrive pas à saisir, mais ce n'est pas parceque l'on n'arrive pas à comprendre la logique d'une organisation ou d'un système qu'il n'y en a pas. Après avoir changer 30$ (60.000,00 Bolivars) heureusement que nous avions un peu de liquide, nous nous installons au bar face aux pistes en attendant 20h00, tout le monde est fatigué, une boisson fraîche nous requinque un peu. La nuit tombe, et oui ici aussi le soleil se couche (original non). Ce sera notre dernier embarquement pour la journée et nous nous dirigeons vers les gardiens des frontières, les controleurs des déplacements, les garants de la sécurité, les protecteurs du nationalisme pour une derniere projection de notre album de famille (passeport), heureusement que les photos sont réussies, et nous passons sans problème. Nous déambulons dans l'aérogare face aux pistes, le temps est long, les enfants somnolent, comme nous remontons le temps, il n'est pas facile de revivre plusieurs fois les mêmes heures...(vous me direz, cela dépend des heures, certe, certains instants sont éternels, mais là n'est pas notre propos). Le jour se couche ici, il se prépare à se lever là-bas et oui réfléxion hautement philosophique, le temps ne s'arrête jamais mais nous pouvons le remonter, nous voyageons dans une autre dimension, hors du temps et de l'espace!!!... Bon arrêtons ici les délires, nous embarquons et décollons à l'heure prévue, les enfants tombent littéralement de sommeil, pour eux il est 2 h du matin, heureusement, l'avion est quasiment vide, ils s'allongent sur plusieurs sièges et s'endorment. Elément important à noter : je n'ai rien oublié sur la table du bar, ni clefs, ni autres choses, l'avion peut décoller... Nous arrivons une heure plus tard au terme de notre première étape. L'atterrisage est mémorable, deux rebonds, frein à main en bout de piste, nous avions largement la place, il restait encore 3 mètres 50 en bout de piste, il paraît que c'est normal, tous les pilotes font celà, c'est la conduite Vénézuelienne... Nous débarquons seins et saufs, et au radar nous nous dirigeons vers l'aérogare, un dernier contrôle, puis nous récupérons nos valises. Embrassades, émotions, joie, se succédent et aprés quelques échanges nous nous dirigeons vers un superbe 4x4 Chérokee. Danielle et Italo sont eux aussi trés émus, nous montons dans le véhicule et nous nous dirigeons vers Puerto Ordaz. Les avenues sont immences, les ronds points se succédent dans un flot de lumière, ici tout est démesuré, l'éclairage, l'intensité lumineuse, la largeur des avenues, la grandeur des voitures, le vitesse etc... tout est : "EL MAS ....DEL MUNDO...." nous verrons que cette remarque souvent employée, est valable pour tout, même pour "el mas pequeño del MUNDO". |