Carnet de voyage
Vénézuéla
(République bolivarienne du Venezuela)
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Photos les plus significatives
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Carnet de voyage
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| Début du séjour | ![]() |
Puerto Ordaz dans un superbe appartement au 13ème étage avec vue sur l'Orénoque et la forêt à perte de vue Nous arrivons donc dans un superbe appartement au 13ème étage d'une tour qui domine les quartiers chics de Puerto-Ordaz. Les enfants tombent littéralement de sommeil et vont se coucher sans manger. Ils dorment sur une mezzanine où les poissons tropicaux se promènent dans un aquarium magnifique. C'est dans cette ambiance feutrée que nous allons passer presque un mois. Petit à petit nous prenons nos marques, les discussions se font un peu en français, un peu en espagnol, Karine se mets à cette nouvelle langue avec succès, ses progrès sont fulgurants. Nous passons donc jour de l'an en famille les pétards fusent de partout et la vue dans le lointain des usines d'aciers illuminés rajoute à la féerie du paysage. Ici la vie est similaire à la vie en métropole, les centres commerciaux poussent comme des champignons, les vitrines sont bondées et les vénézuéliens se ruent dans les boutiques. Tout est paraître, il faut montrer et se montrer. Il semble y avoir deux Venezuela, deux mondes se côtoient et les indiens n'occupent pas la meilleure place, les enfants sont aux carrefours et jonglent avec des baguettes ou des balles, les plus âgés lavent les pare-brises des énormes 4x4 à vitres opaques, d'autres vendent des glaces ou des journaux. Ils gagnent ainsi quelques bolivars qui leurs permettront de manger ou d'acheter un peu de whisky ou autre drogue leur permettant d'oublier leurs conditions de vie. Ce qui choque le plus ici est la protection de tout, vigile est sans doute l'un des métiers les plus répandus, tout est protégé : les magasins, les rayons dans les magasins, les parkings, les maisons, les immeubles, tout. Dans les banques, un mirador avec des meurtrières et un gardien armé orne l'entrée de chaque établissement. Ici le maître mot est la protection, toutes les maisons individuelles sont regroupées et entourées de murs surplombés de fils barbelés électrifiés, un gardien contrôle jour et nuit l'accès à ces blockhaus. Dans les immeubles en plus des murs d'enceintes, des gardiens, des codes d'accès les portes d'entrées des appartements sont doubles, il y a la porte en bois avec fermeture trois points et en plus une porte en grille constituée de grosses barres de fer vient la protéger, les fenêtres sont protégées par des grilles. A noté que tout ici se paie en liquide (bolivars) de plus un contrôle des changes a été mis en place depuis quelques années, donc impossible d'acheter des dollars, autre conséquence, les " murs magiques " (Distributeurs de billets) ne marchent pas, ni pour les visa ni pour master card, c'est donc des queues interminables qui nous attendent pour changer un peu d'argent dans la banques. Notre peine et bien récompensées puisque nous en sortons quasi millionnaires (en bolivar). Le change est de environ 1 € pour 2.200 Bolivars. Dans ce pays où tout est " le plus ou le moins du monde ", tout peu s'acheter, les permis, les autorisations en tout genre, les autorisations de voler pour les avions (on verra plus tard les conséquences) etc. l'essence est ici " la moins chère du monde " en effet avec le litre à 0,05 cts d'euros il y a peu de concurrence entre station service et la consommation des véhicules n'est ici pas un problème, donc les gros 4x4 et autres voitures américaines hypers polluantes sont monnaies courantes. L'écologie et la protection de la planète ne font pas partie des slogans électoraux, par contre le président est très copain avec Cuba et Fidel Castro lui envoie des instructeurs dans les écoles pour former les enseignants !!! Les discours du président (toujours en chemise rouge) sont impressionnants de manipulation et de conditionnement des masses. Entre les devoirs du CNED, les ballades dans les musées et les centrales électriques " les plus grandes du monde ", nous préparons notre voyage dans la grande savane pour voir les " tépuys " montagne dont la roche est constituée des roches " les plus vielles du monde " et la chute d'eau en plein cœur de l'Amazonie : le salto Angel " la plus haute du monde ". |
| Jour 1 |
Riviere à El Dorado
Barge coulée
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Nous bougeons enfin un peu, au bout de presque 3 semaines à Puerto Ordaz avec quelques sorties dans les centres commerciaux, les visites des centrales électriques, des jardins de la ville et les cours du CNED. Nous commençons tous un peu à craquer mais le projet prévu semble alléchant et nous patientons volontiers quelques temps au 13ème étage dans l'attente de nouveaux horizons. Nous partons donc pour 10 jours. La première étape passe par la mine des chercheurs d'or, le moulin de Payapar et El Dorado. Nous voilà tous embarqués dans la voiture de Danielle une superbe Cherokee intérieur cuir avec lecteur CD, clim et vitres teintées, direction "El Caillao" pour la première étape. Evidement nous devions partir avec deux véhicules mais le second après 2 mois de réparation n'est toujours pas réparé. Nous faisons donc un peu plus de deux cent kilomètres en compagnie de nos chanteurs préférés du moment que sont Ridan et Sinsemilia, tout le monde chante dans la voiture. Au bout d'un moment l'estomac commence à crier famine et nous nous arrêtons dans un petit resto sympa au bord de la route où un perroquet nous attend, il passera une grande partie du repas sur la tête Quentin. Nous reprenons la route direction Payapal et ses mines d'or, mais au moment de prendre l'embarcadère qui permet de traverser le fleuve, on nous apprend qu'il a tout simplement coulé !!!… et oui quand c'est trop facile…etc…etc… Nous nous rendons sur place, ce n'était pas une blague. Que faire ? Une traversée à la nage ne permettrait que de nourrir les quelques piranhas du coin, les garçons ont bien pensé traverser en se suspendant au câble d'acier qui maintenait la barge mais je nous vois mal traverser, tel " Rambo ", les cinquante mètres qui nous sépare de l'autre rive. Direction donc El Dorado et son port qui ressemble à tout sauf à un port, en l'absence de " Ferry " (pas celui que l'on connaît) nous traverserons en pirogue. Négociations du prix et attente (2 heures c'est une bonne moyenne), il est maintenant plus de 16h et après une visite rapide du Village, nous embarquons, et comme rien n'est simple, il se met à pleuvoir, un véritable déluge tropicale s'abat sur nous, nous protégeons les sacs mais Quentin et Karine qui étaient à la prou du navire affrontant la vitesse et le vent ne peuvent ni passer entre les gouttes ni se dématérialiser, ils arrivent, après une demi heure de machine à lavé, complètement trempés. La pluie s'est calmée et nous nous dirigeons vers le campement, la route qui nous y conduit est boueuse et c'est dans un état lamentable que nous arrivons dans la demeure des chercheurs d'or !!! Danielle est très déçue car la maison est maintenant inhabitée depuis plus de deux ans et malgré l'entretien régulier d'un mineur, elle n'a plus, selon elle, le charme d'antan. Nous la trouvons néanmoins très agréable et après avoir fait un rapide tour du propriétaire, nous décidons de prendre un apéritif bien mérité.La nuit tombe et Italo prépare le Barbecue, nous mangerons la viande achetée au passage à Tuméron, accommodée de racines de Yuca frites. Au bout d'un moment, pour nous impressionner les mineurs sortent leurs armes, tirent en l'air puis font tirer les garçons. Ils sont très impressionnés mais se prêtent avec plaisir au jeu. Après le repas, comme prévu nous allons nous coucher, comme il manque un matelas je vais tenter de dormir dans un hamac. C'est ma première nuit dans ce type de literie mais à première vue l'utilisation ne semble pas très compliquée... Les débuts semblent prometteurs : on se balance légèrement tout en se mettant en diagonal, le corps se place alors tout naturellement à l'horizontal et l'on peut s'endormir rapidement, ce que je fais sans attendre... Les diffultés viennent ensuite, car au bout d'un certain temps le corps d'un français moyen (et oui c'est moi), vient inexorablement à glisser et l'on passe de l'horizontal à la position dite "de la banane", oui j'ai bien dit "de la banane". Cette position, peu connue des personnes n'ayant utilisées que des lits, consiste à placer le corps de l'individu comme une banane (pas besoin d'un dessin). La colonne épouse donc la forme du hamac et l'inconfort est garanti... Néanmoins, selon les spécialistes de ce genre de literie, il serait possible de dormir sur le côté voir sur le ventre, mais vu la nuit que j'ai passée, en tentant de rester en travers, pour éviter cette fameuse position de la banane, je n'ai même pas envisagé de changer de position. A deux heures du matin, deux coups de feu retentissent, nous apprendrons le lendemain que c'est normal et relativement fréquent. En effet, dés qu'il y a un peu de bruit ou que les chiens aboient, les mineurs tirent au hasard dans la forêt pour enlever toutes velléités à d'éventuels braqueurs... |
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Jour 2 |
mine de Payapal
et El Dorado
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C'est donc plié en deux que le lendemain je tente de me lever : s'il est relativement simple de se coucher dans un hamac avec les pieds au sol, il est plus complexe d'en sortir. En effet, il n'y a aucun point d'appui jusqu'à ce que l'on touche le sol, mais avant de toucher le sol il faut pouvoir s'asseoir. Essayez de vous asseoir sur un hamac qui se balance et qui plus est, avec une colonne en forme de banane, ça devient carrément impossible. La seule et unique possibilité consiste à retourner le lit sur lui-même, mais là c'est les mains qui touchent le sol en premier et si on ne s'y attend pas ou que le mouvement est trop rapide la chute est inévitable... A vous d'essayer... bonne nuit.... Nous visitons une mine et ses galeries. Au retour nous passons par le village de mineur, "La Bouilla" le nom résume bien l'ambiance des lieux. Aprés avoir chargé des sacs de "matériel" (mélange de terre et d'or), nous rentrons au moulin et assistons à son fonctionnement. Départ en pirogue à 13h 30 pour El Dorado, le rendez-vous était donné à 11 h 30 Nous n'avons que deux heures de retard, mais le guide aussi. Nous y retrouvons Nadim (notre guide) et Luis (photographe), chargeons nos affaires dans le 4X4 et partons; direction la "Grande savane" et ses étendues. Quelques instants plus tard, nous traversons un pont construit par Eifel dont le rapatriement serait prévu (à vérifier !!!) Nous empruntons la transamazonienne vers le Brésil. El Dorado se situe au Km 0 de cette route. Nous devons changer de bidons d'essence au "kilomètre 88", car les notres fuient et une douce odeur emplissait jusqu'à présent le 4x4. Aprés quelques virages, nous atteignons un énorme rocher qui, pour nous, ressemble à un hippopotame, mais qui s'appelle le rocher de la vierge (il n'y a pas de lien entre les deux...). La pluie nous surprend à l'arrivée sur la grande Savane. Nous quittons la route et commençons les 50 Km de Piste qui nous sépare du gîte de Kavanaiem, le dernier km est épouvantable. Les chambres sont rudimentaires, et il n'y a pas d'eau chaude, mais l'ambiance est plutôt sympas et l'apéro à base de "cuba libre" nous requinque. Je suis desespéré, j'ai laissé mon ordi à Puerto Ordas et ma memory card est pleine. Il reste encore 10 jours de voyage, comment faire? Heureusement Luis (redacteur en chef de Fronteras : un magazine Vénézuelien) a pris son ordi et je peux effectuer un premier transfert de mes photos.(Chance...) |
| Jour 3 |
Grande savane,
Plusieurs saltos, |
Karine prend les commandes du 4x4 et s'éclate. Village de Kavanaiem, des enfants jouent sur la place et nous jouons au instits dans une classe de l'ancien couvent. Première balade en pirogue les gilets ne conviennent pas aux dames qui font de la resistance. Retour campement et bain dans une piscine naturelle, un peu fraîche... |
| Jour 4 |
Grandes savanes,
Plusieurs saltos, |
Matin beau puis pluie lors du premier salto avec passage de rivière. Pb avec les garçons qui se chamaillent à propos de la fenêtre du 4x4 "arrête ferme la fenêtre" deviendra la phrase fétiche des que les garçons se chamailleront. Demi tour car trop de pluie, nous mangeons des pâtes bolognaises dans un resto proche d'une station service. Visite salto et bain dans rivière k Q et JP et Nadim, pas de pluie pendant la baignade Visite autre salto. Arrivé à Santa Heléna. Montée sur la bute et vue d'ensemble. Très mauvais repas à Santa Hélena, la viande est immangeable. |
| Jour 5 |
Riviere de Jaspe
Santa Helena |
Départ 8 h pour salto avec piscine naturelle les Cruzoés mâles se baignent s'en donnent à cœur joie. Saut en 4x4 avec les enfants… Repas dans un bouiboui sur la route et achat de piment de termite (ça dégage). Rivière de jaspe, magnifique surtout avec le soleil. Retour campement Santa Helena, Italo et Danielle restent et profitent du cadre pendant que nous allons avec les enfants au Brésil " La Liña ". Achat fictif de chinchoro (hamac) mais pas d'argent. Retour au campement, piscine, foot et apéros. Barbecue et viande marinée avec Nadim pour se faire pardonner le repas de la veille. Explication du jeu la "Vache qui tache". |
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Jour 6 |
survol salto angel
et Tepuy |
Levé 5h30, départ pour l'aéroport à 7h pour prendre "l'avionetta" super beau temps, nous avions peur car les jours précédents étaient très nuageux. Survol de Tepuys + Salto Angel, lors de la redescente sur Kavac, Quentin est malade, durée du vol environ 1h. Puis visite de deux canyons avec un indien, achat de sarbacanes, rencontre avec un serpent non venimeux dans le dernier canyon. Repas puis décollage 10 mn de vol pour aller prendre la pirogue. Direction Ukaima 2 descente par le Caroni, 3h de pirogue puis campement en face d'un magnifique Tépuy. Pêche Quentin et Italo. Préparation repas par les organisateurs puis préparation des Chincheros (Hamacs) en plein milieu de la jungle, les bruits les plus insolites se succèdent. La lune et magnifique, on est en pleine jungle. Des bruits partout et une ambiance particulière, mais pas beaucoup de moustiques. H et Q parlent dans la nuit. Ils se lèvent aussi en nous réveillant par sécurité comme nous leurs avions demandés. |
| Jour 7 |
Pirogue vers Ukaima 2
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Pirogue chargée, grand beau temps nous continuons la descente du Caroni puis remontons le Rio Del Diablo vers le campement d'Ukaima 2 au pied du Salto Angel. Bloqué dans un rapide, Italo, Jean-Phy et Guide sautent dans l'eau et poussent, le niveau est très bas et malgré la dextérité du pilote de la pirogue l'hélice sera en piteuse état à l'arrivée. Au bout d'un moment comme nous sommes trop lourd, on laisse du matériel sur une plage pour alléger le bateau. Changement de l'hélice. On repart et on ne touche plus. Récupération de deux anglais car autre pirogue trop lourde. Jimcana entre les rochers, technique particulière, le pilote de la pirogue semble connaître l'emplacement de chaque rocher. Arrivé au campement. Repas à midi. Nous montons à pied jusqu'au Salto Angel avec deux anglais. Au retour arrivé d'un hélico et salto Angel en Hélico avec H Q JP et Nadim, suit le fleuve et rentre au campement, au retour les autres font la tête. (chance...) |
| Jour 8 |
Pirogue vers canaima
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Redescente récupération matériel et vu le niveau de l'eau descente deux fois à pied, Danielle reste dans le bateau. Retrouve le rio Caroni puis descente et marche à pied jusqu'à après les rapides. Quentin fatigué je le porte. Arrivé dans campement super luxe de Canaima avec drapeau aux couleurs des hôtes. Repas à midi avec perroquet et petit chien blanc. Les enfants ne les quitterons plus jusqu'à leur départ. Pirogue, seulement Q H JP partent, Passage sous la cascade, les enfants adorent, bains dans la lagune de Canaima. Au retour, on voit que Italo, Danielle et Karine sont partis en hélico. On les cueille au retour, Karine décide de passer son brevet de pilote d'hélico, c'est la révélation, ça ne coûte que 27.000,00 $ US et en 6 mois on a son brevet… Apéro, repas tout le campement est là, discussion sur le brevet de pilote. Nous partons nnous coucher, après avoir discuter avec les pilotes sur leurs expériences et leurs aventures, il pleut. |
| Jour 9 |
retour en avion
Canaima - Puerto ordaz - La Paragua |
Levé un peu plus tard pour récupérer. Café puis transfert des photos sur l'ordi de Luis. Ballade en pirogue de Karine Quentin et Hadrien, au bout d'un certain temps la petite pirogue d'indien coule, tout le monde rit. On organise une sortie en ski nautique à l'arrière d'une pirogue, Italo part le premier et réussi plutôt bien, il fait plusieurs tours, j'essaie ensuite et me plante lamentablement plusieurs fois. Finalement je me mets debout et après plusieurs tours m'arrête épuisé. Quentin essaie et commence à se lever puis rebondit plusieurs fois, tout le monde rigole bien. Puis c'est au tour d'Hadrien qui fait la même expérience. Douche puis repas. Départ du campement en pirogue puis camion 4x4, nous traversons le village de Canaima où tout les indiens travaillent pour le tourisme. Arrivé à l'aéroport très rudimentaire. Négociation, on veut faire monter un enfant seul avec trois autres touristes, nous refusons et finalement tous les Cruzoés embarquent ensembles dans une petite avionnette, Luis vient avec nous, il prend la place de copilote. Dans l'autre avion Danielle, Italo, et Nadim plus trois autres touristes. Les deux avionnettes se retrouvent en bout de piste et le pilote de notre aéronef se rend compte que la radio ne fonctionne pas bien, seule la réception marche mais pas l'émission, pas de GPS, la ligne d'horizon à 45 degrés, Jauge d'essence à 0, deux boussoles dont celle du tableau de bord qui ne marche pas, tentative de démarrage dix fois de suites sans succès. Retour à l'aérogare échange de micro. Puis nous remontons dans l'avion. Décollage a 15h15 et survole de la Lagune de Canaïma, magnifique, le ciel est dégagé. Quand nous arrivons au dessus du lac formé par le barrage de Guri, nous tournons et faisons plusieurs rotations entre 2.000 et 3.000 pieds les enfants dorment, on entend dans la radio des voix qui discutent de temps en temps notre pilote communique (il fait semblant de communiquer car en plus de son brevet de pilote " bonux " il a un diplôme d'acteur…), je prend quelques photos du lac. Nous entrons dans les nuages vers 16H40 l'avion est à 3.000 pieds. Nous sommes comme dans du coton, c'est le blanc total, après quelques minutes à cette altitude, le stress commence à monter, et le pilote décide finalement de monter, 4.000 pieds, la boussole semble s'affolée, un coup à l'Est, cinq minutes plus tard plein Sud, le moteur semble faiblir, le pilote remet les gaz, je reprends une dramamine, (oui pour ceux qui ne le savent pas encore je suis très sensible au mal des transports). Environ 15mn plus tard on ressort des nuages, direction plein Nord, à 7.600 pieds sans savoir où nous nous trouvons, en effet nous n'avons pas de GPS, (et oui quand c'est trop facile ce n'est pas rigolo). Nous invectivons le pilote et lui demandons ce qu'il se passe, il nous dit qu'il y a trop de nuages, qu'il y a trop de vent, et qu'il va être difficile de se poser car l'on à pas de GPS. Nous demandons de faire demi tour, de retourner à Canaïma, Karine insiste énervée, l'avion ne change pas de direction en effet au bénéfice d'un trou dans les nuages nous retrouvons a peu prés notre position et gardons la direction. Luis pense alors à un autre aéroport dans les environs de Puerto Ordaz, un de ses amis y travaille "La Paragua" est donc notre nouvelle destination à 200 km au Nord de notre destination d'origine. Le temps s'éclaircit et nous arrivons en vu de la piste d'atterrissage, le plus dur semble passé. Mais c'était sans compter avec l'incompétence du pilote qui se présente parallèle à la piste à 1500 pieds dans le sens contraire à l'atterrissage. Il commence alors un demi tour pour s'aligner mais n'a pas fini son alignement, on est encore très haut. On se pose finalement en crabe et l'avion s'arrête nous descendons et les enfants se réveillent, nous l'avons échappé belle… Après une bonne engueulade, nous rejoignons les amis de Luis et prenons un taxi pour Puerto Ordaz que nous atteindrons plus de 3 heures après, pendant ce temps l'autre avionnette a réussi à atterrir et tous les services de secours sont en alerte, personne ne sait ou nous sommes. Tout finira bien mais tout le monde a bien stressé. |
| Décision de report du départ pour la Bolivie. Hôtel de Ururo très cher et pas de place, nous irons au Carnaval d'El Caillao chez des amis de Danielle (Chichi et Isabelle). | ||
| sem. A |
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Carnaval d'El Caillao |
| Sem. B |
Puit de mine
Galerie de mine
Baté avec mercure
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El Dorado, Mine d'or de Payapal, |